89 Ac Actinium 227*
actinide bloc-f Période 7 Radioactifs

Actinium

Ac · Élément 89 · Actinide

Intensément radioactif et 150 fois plus radioactif que le radium — l’actinium émet une lueur bleu pâle dans l’obscurité.

État à 20°C solide
Masse atomique 227 u
Configuration électronique[Rn] 6d¹ 7s²

Structure

L’atome de actinium

Il ne s’agit pas d’un diagramme de points sur des anneaux — mais d’un échantillon de Monte-Carlo de la véritable densité de probabilité |ψ|² pour chaque sous-couche occupée. Faites glisser pour faire pivoter. Le bleu et le violet indiquent les signes opposés de la fonction d’onde, ce qui rend la liaison possible.

Nuage orbital

Valeurs mesurées

Fiche de propriétés

Chaque barre indique où se situe actinium parmi les 118 éléments pour cette propriété.

Physique

Masse volumique 10,07 g/cm³ 65%
Point de fusion 1323 K 58%
Point d’ébullition 3471 K 71%
Chaleur massique 0,12 J/g·K
Conductivité thermique 12 W/m·K 32%

Atomique

Rayon atomique 188 pm 74%
Rayon covalent 215 pm
Rayon de Van der Waals 247 pm

Électronique

Électronégativité 1,1 10%
Énergie d’ionisation 519,1 kJ/mol 7%
Affinité électronique

Occurrence

Abondance dans la croûte terrestre 0 mg/kg 0%

Identité

SymboleAc
Numéro atomique89
Masse atomique227 u
Catégorieactinide
Blocf
Structure cristallinecubique à faces centrées
États d’oxydation+3
Découvert1899
Découvert parAndre-Louis Debierne

Sources : masses atomiques standard de l’IUPAC 2021 · CRC Handbook of Chemistry and Physics · NIST. Les valeurs marquées ~ sont prédites plutôt que mesurées.

Taille, à l’échelle

Quelle est la taille de l’atome de actinium ?

Rayon de 188 pm — soit 0,188 nm ; il en faudrait donc environ 2,66 millions côte à côte pour couvrir un millimètre.

Plage thermique

Solide, liquide, gaz — et quand

Actinium est liquide dans une plage de 2148 K, de 1323 K à 3471 K.

Où il se trouve

Position dans le tableau

Actinium se trouve dans la série des actinide, imprimée sous la grille principale.

Autres Actinides

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L’histoire

Ce qu’est actinium et comment nous l’avons découvert

Intensément radioactif et 150 fois plus radioactif que le radium — l’actinium émet une lueur bleu pâle dans l’obscurité.

La découverte de actinium

La course à la découverte

L’actinium a été découvert en 1899 par André-Louis Debierne, un chimiste français travaillant dans le laboratoire de Marie Curie à l’Université de Paris. Debierne étudiait les résidus radioactifs laissés après l’extraction du radium et du polonium de la pechblende. Il remarqua une nouvelle substance radioactive qui se comportait différemment des éléments connus et la nomma « actinium », d’après le mot grec « aktinos », qui signifie rayon ou faisceau.

Découverte indépendante

En 1902, Friedrich Oskar Giesel, un chimiste allemand, découvrit indépendamment le même élément en travaillant avec des matières radioactives similaires. Au début, on ne savait pas si l’actinium de Debierne et l’« emanium » de Giesel étaient le même élément. L’analyse scientifique confirma finalement leur identité, la priorité étant accordée à Debierne en raison de l’antériorité de ses travaux.

Le laboratoire de Marie Curie

La découverte eut lieu pendant l’âge d’or de la recherche sur la radioactivité, dans le laboratoire légendaire de Marie Curie. Debierne étudiait le mélange complexe d’éléments radioactifs présent dans les résidus de pechblende, en utilisant les techniques nouvellement mises au point d’analyse de la désintégration radioactive. Le travail était minutieux et nécessitait le traitement de tonnes de minerai d’uranium pour obtenir de minuscules quantités de matières radioactives.

Caractérisation chimique

Les premiers chercheurs éprouvaient des difficultés à caractériser chimiquement l’actinium en raison de son extrême radioactivité et de sa rareté. Otto Hahn et Lise Meitner contribuèrent de manière importante à la compréhension des propriétés de l’actinium au début des années 1900. Ils déterminèrent sa position dans le tableau périodique et identifièrent ses produits de désintégration radioactive.

Impact scientifique

La découverte de l’actinium a été essentielle pour comprendre les séries de désintégration radioactive et a contribué à établir les fondements de la chimie nucléaire. Il s’agissait du premier élément de ce qui allait devenir la série des actinides, ouvrant un domaine entièrement nouveau de la chimie et de la physique qui conduirait finalement à l’énergie nucléaire et à la médecine nucléaire.

Applications

À quoi sert actinium

Applications à la recherche nucléaire

L’actinium est un élément essentiel dans les applications avancées de médecine nucléaire et de recherche. Son isotope le plus important, Actinium-225, révolutionne la thérapie alpha ciblée (TAT) contre le cancer. Cet isotope émet des particules alpha de haute énergie capables de détruire les cellules cancéreuses en endommageant très peu les tissus sains environnants, ce qui le rend extrêmement précieux pour traiter les cancers métastatiques résistants aux traitements conventionnels.

Production d’isotopes médicaux

L’Actinium-225 est produit dans des réacteurs nucléaires spécialisés et des accélérateurs de particules à des fins pharmaceutiques. L’isotope est fixé à des molécules de ciblage qui recherchent des cellules cancéreuses spécifiques et délivrent directement aux tumeurs des doses létales de rayonnement. Cette approche de médecine de précision donne des résultats remarquables dans le traitement des tumeurs neuroendocrines, du cancer de la prostate et de la leucémie.

Recherche et développement

Dans les installations de recherche nucléaire, les isotopes de l’actinium servent de sources pour étudier les processus de désintégration alpha et les réactions nucléaires. Les chercheurs utilisent des composés de l’actinium pour étudier les propriétés fondamentales des noyaux lourds et mettre au point de nouveaux radiopharmaceutiques. Les caractéristiques uniques de désintégration de l’élément le rendent précieux pour comprendre la physique nucléaire et faire progresser les applications médicales.

Instrumentation scientifique

L’Actinium-227 a historiquement été utilisé comme source de neutrons dans des instruments scientifiques et des applications de recherche. Sa longue demi-vie (21,8 ans) et sa désintégration prévisible le rendent utile pour étalonner les équipements de détection des rayonnements et étudier la physique des neutrons. Cependant, en raison de sa radioactivité et des problèmes de sécurité associés, son utilisation est devenue plus spécialisée et davantage réglementée.

Futures applications nucléaires

Les scientifiques étudient le potentiel de l’actinium dans les technologies nucléaires de nouvelle génération, notamment les concepts avancés de réacteurs et les applications liées à l’exploration spatiale. Ses propriétés nucléaires uniques pourraient contribuer à la mise au point de cycles du combustible nucléaire plus efficaces et de sources de rayonnement spécialisées pour les missions dans l’espace lointain, où les sources d’énergie traditionnelles sont peu pratiques.

Traitement du cancer

L’utilisation moderne principale de l’actinium est la thérapie alpha ciblée (TAT) contre le cancer. L’Actinium-225 est conjugué à des anticorps monoclonaux ou à des peptides qui ciblent spécifiquement les cellules cancéreuses et délivrent directement aux tumeurs des particules alpha de haute énergie. Cette approche est particulièrement efficace contre les cancers du sang et les tumeurs solides métastatiques.

Radiopharmaceutiques

Les entreprises pharmaceutiques mettent au point des médicaments à base d’actinium pour traiter divers cancers. Ces radiopharmaceutiques associent l’Actinium-225 à des molécules de ciblage afin de créer des traitements anticancéreux de précision. Des essais cliniques sont en cours pour des traitements ciblant le cancer de la prostate, les tumeurs neuroendocrines et la leucémie aiguë myéloïde.

Applications de recherche

Les établissements de recherche utilisent les isotopes de l’actinium pour étudier les processus de désintégration nucléaire, mettre au point de nouveaux traitements médicaux et approfondir la compréhension de la chimie des éléments lourds. L’élément sert de système modèle pour étudier le comportement des actinides et développer des techniques de séparation pour d’autres éléments radioactifs.

Étalons d’étalonnage

En raison de sa désintégration radioactive prévisible, les composés de l’actinium servent d’étalons de référence pour les équipements de détection des rayonnements et les instruments de dosimétrie. Cela garantit des mesures précises en médecine nucléaire, dans les installations de recherche et dans les programmes de radioprotection.

D’où il vient

Présence naturelle

0 mg/kg de la croûte terrestre · plus abondant que 0 % des éléments

Gisements de minerais d’uranium

L’actinium est naturellement présent à l’état de traces dans les minerais d’uranium, notamment dans la pechblende et d’autres minéraux uranifères. Il se forme dans le cadre de la chaîne de désintégration de l’uranium-235, au cours de laquelle l’uranium-235 finit par se désintégrer pour produire de l’Actinium-227. La concentration est extrêmement faible, généralement inférieure à 0,2 partie par billion dans les minerais d’uranium.

Répartition mondiale

On peut trouver de l’actinium naturel partout où existent des gisements d’uranium, notamment au Canada, en Australie, au Kazakhstan, au Niger et aux États-Unis. Le plateau du Colorado, le Bouclier canadien et les provinces uranifères africaines contiennent les concentrations naturelles les plus élevées, bien que l’extraction à partir de ces sources soit irréalisable en raison des quantités infimes présentes.

Production artificielle

Presque tout l’actinium utilisé aujourd’hui est produit artificiellement dans des réacteurs nucléaires ou des accélérateurs de particules. L’Actinium-225 est généralement produit en bombardant des cibles de radium-226 avec des neutrons, ou en l’extrayant de la désintégration du thorium-229. L’Actinium-227 peut être produit par bombardement neutronique du radium-226 dans des réacteurs nucléaires.

Position dans la chaîne de désintégration

L’Actinium-227 appartient à la série de désintégration de l’uranium-235 (série de l’actinium), tandis que les autres isotopes de l’actinium sont produits artificiellement. L’abondance naturelle est si faible qu’il a été l’un des derniers éléments naturels à être découvert, et les échantillons naturels sont insuffisants pour les applications pratiques.

Difficultés d’extraction

L’extraction de l’actinium à partir de sources naturelles est extrêmement difficile et économiquement irréalisable en raison de sa rareté et de la chimie complexe nécessaire pour le séparer des autres éléments radioactifs. Les méthodes modernes de production privilégient la synthèse nucléaire plutôt que l’extraction naturelle.

Manipulation

Sécurité

Actinium est radioactif. Il ne possède aucun isotope stable : chaque noyau se désintègre. Sa manipulation exige un blindage et des autorisations appropriés.

Radioactivité extrême

AVERTISSEMENT : L’actinium et tous ses isotopes sont hautement radioactifs et présentent de graves risques pour la santé. Le rayonnement alpha de l’actinium peut causer d’importants dommages cellulaires, notamment à l’ADN, entraînant une augmentation du risque de cancer et un syndrome d’irradiation aiguë en cas de fortes expositions.

Protocoles de manipulation

L’actinium doit être manipulé uniquement dans des installations radiologiques spécialisées, dotées de systèmes appropriés de blindage, de ventilation et de confinement. Le personnel doit suivre une formation approfondie en radioprotection, faire l’objet d’une surveillance dosimétrique individuelle et travailler derrière des barrières en plomb ou en béton. Un équipement de manipulation à distance est souvent nécessaire.

Risques liés à l’inhalation et à l’ingestion

L’inhalation ou l’ingestion de composés de l’actinium est extrêmement dangereuse. L’élément peut s’accumuler dans les os et les tissus hépatiques, provoquant une exposition interne prolongée aux rayonnements. Même des quantités microscopiques peuvent présenter des risques importants pour la santé en raison de la haute énergie des particules alpha émises lors de la désintégration.

Procédures en cas d’urgence médicale

Une exposition présumée à l’actinium nécessite une prise en charge médicale immédiate et un traitement spécialisé dans des établissements équipés pour les urgences radiologiques. Les procédures de décontamination doivent être suivies, et une surveillance médicale à long terme est essentielle en raison du risque d’effets retardés des rayonnements.

Réponses rapides

Actinium : questions fréquentes

Qu’est-ce que Actinium ?

Actinium (symbole Ac) est l’élément 89 du tableau périodique, un actinide de la période 7. Intensément radioactif et 150 fois plus radioactif que le radium — l’actinium émet une lueur bleu pâle dans l’obscurité. À température ambiante, c’est un solide et il est radioactif.

Quelle est la configuration électronique de Actinium ?

La configuration électronique à l’état fondamental de Actinium est [Rn] 6d¹ 7s² ; elle comporte 7 couches occupées, avec la répartition 2, 8, 18, 32, 18, 9, 2.

Quels sont les points de fusion et d’ébullition de Actinium ?

Actinium fond à 1323 K (1049.9 °C) et bout à 3471 K (3197.9 °C).

Quelle est la masse atomique de Actinium ?

Actinium n’a aucun isotope stable ; il n’a donc pas de masse atomique standard. La valeur indiquée, 227, est le nombre de masse de son isotope connu ayant la plus longue durée de vie.

Quelle est la masse volumique de Actinium ?

Actinium a une masse volumique de 10.07 g/cm³. L’eau a une masse volumique de 1.0 g/cm³ ; un bloc de Actinium est donc environ 10.1× plus lourd.

Quelle est l’électronégativité de Actinium ?

Actinium a une électronégativité de Pauling de 1.1. L’échelle va de 0.70 (le francium, le moins attiré par les électrons) à 3.98 (le fluor, le plus attiré). Une valeur aussi faible signifie qu’il cède facilement ses électrons externes, formant des ions positifs.

Qui a découvert Actinium, et quand ?

Actinium a été découvert en 1899 par Andre-Louis Debierne. Il porte le nom de grec aktis, « rayon ».

Quelle est l’abondance de Actinium sur Terre ?

Actinium n’existe pas naturellement sur Terre en quantité significative — il est produit dans un réacteur ou un accélérateur.

Actinium est-il radioactif ?

Oui. Actinium ne possède aucun isotope stable — chacun de ses noyaux se désintègre. De faibles quantités sont présentes naturellement comme produits de désintégration d’éléments plus lourds.