61 Pm Prométhium 145*
lanthanide f-block Period 6 Radioactive Synthetic

Prométhium

Pm · Element 61

The only lanthanide with no stable isotope — it decayed away and had to be made in a reactor.

ÉTAT À 20°C solide
MASSE ATOMIQUE 145 u
ELECTRON CONFIGURATION [Xe] 4f⁵ 6s²

Structure

L’atome de prométhium

Ce n’est pas un diagramme de points sur des anneaux — c’est un échantillon de Monte-Carlo de la masse volumique de probabilité réelle |ψ|² pour chaque sous-couche occupée. Faites glisser pour faire pivoter. Le bleu et le violet indiquent les signes opposés de la fonction d’onde, ce qui rend la liaison possible.

Nuage orbital

Valeurs mesurées

Fiche de propriétés

Chaque barre montre où se situe prométhium parmi les 118 éléments pour cette propriété.

Physique

Densité 7.26 g/cm³ 46%
Point de Fusion 1315 K 57%
Point d'Ébullition 3273 K 68%
Chaleur spécifique 0.18 J/g·K
Conductivité Thermique 17.9 W/m·K 45%

Atomique

Rayon Atomique 183 pm 72%
Rayon covalent 199 pm
Rayon de Van der Waals 236 pm

Électronique

Électronégativité 1.13 14%
Énergie d’ionisation 538.4 kJ/mol 13%
Affinité Électronique

Présence

Abondance dans la croûte 0 mg/kg 0%

Identité

SymbolePm
Numéro atomique61
Masse atomique145 u
Catégorielanthanide
Blocf
Structure cristallinerhomboédrique
États d’oxydation+3
Découverte1945
Découvert parMarinsky, Glendenin & Coryell

Sources : masses atomiques standard de l’IUPAC 2021 · CRC Handbook of Chemistry and Physics · NIST. Les valeurs marquées ~ sont prédites et non mesurées.

Taille, à l’échelle

How big is a prométhium atom?

Radius 183 pm — that is 0.183 nm, so about 2732 million of them side by side would span a millimetre.

Plage thermique

Solid, liquid, gas — and when

Prométhium is liquid over a 1958 K window, from 1315 K to 3273 K.

Où il se situe

Position dans le tableau

Prométhium sits in the lanthanide series, printed below the main grid.

OTHER LANTHANIDES

All lanthanides

L’histoire

Ce qu’est prométhium et comment nous l’avons découvert

The only lanthanide with no stable isotope — it decayed away and had to be made in a reactor.

The discovery of prométhium

🔍 Le mystère de l’élément manquant

La prédiction de Mendeleïev (1869)

Lorsque Dmitri Mendeleïev a organisé le tableau périodique, il a prédit l’existence d’un élément entre le néodyme et le samarium, qu’il a appelé « eka-néodyme ». Pendant près de 70 ans, cet élément est resté la pièce manquante la plus insaisissable de la chimie.

Fausses affirmations et confusion (1900s-1920s)

Plusieurs scientifiques ont revendiqué la découverte de l’élément 61 :

  • 1902 : Bohuslav Brauner pensait l’avoir trouvé dans des résidus de terres rares
  • 1914 : les études aux rayons X de Henry Moseley ont suggéré son existence
  • 1924 : des scientifiques italiens ont affirmé l’avoir isolé de monazite brésilienne

Toutes ces affirmations ont ensuite été réfutées en raison de techniques de séparation inadéquates et d’une contamination par des éléments voisins.

L’avancée décisive d’Oak Ridge (1945)

Charles Coryell, Jacob Marinsky et Lawrence Glendenin, au laboratoire national d’Oak Ridge, ont finalement isolé l’élément 61 à partir de produits de fission de l’uranium pendant le projet Manhattan. Grâce à une chromatographie par échange d’ions avancée, ils ont identifié et séparé de manière définitive l’élément radioactif.

Controverse autour du nom (1945-1950)

Les découvreurs ont d’abord proposé « atomium », en référence à l’ère atomique, mais ce nom a été rejeté. Après des années de débat, ils ont choisi « prométhium », d’après Prométhée, le Titan grec qui vola le feu aux dieux — symbole de la maîtrise du feu nucléaire par l’humanité.

Validation scientifique

La découverte a été confirmée par :

  • Analyse du rayonnement bêta révélant des profils de désintégration caractéristiques
  • Cristallographie aux rayons X de composés du prométhium
  • Spectrométrie de masse confirmant une masse atomique de 147
  • Séparation chimique démontrant les propriétés de lanthanide
Importance historique : la découverte du prométhium a marqué l’achèvement de la série des lanthanides et démontré que tous les emplacements manquants du tableau périodique situés sous l’uranium pouvaient être remplis par synthèse nucléaire.

Applications

À quoi sert prométhium

🚀 Applications nucléaires avancées

Le prométhium, seul élément des terres rares radioactif dépourvu d’isotopes stables, joue des rôles uniques dans des technologies nucléaires spécialisées. Le Prométhium-147 produit un rayonnement bêta d’un niveau d’énergie relativement sûr (225 keV), ce qui le rend idéal pour les piles nucléaires qui alimentent les missions dans l’espace lointain, là où les panneaux solaires sont inefficaces.

Technologie d’exploration spatiale

La NASA et d’autres agences spatiales utilisent des générateurs thermoélectriques à radio-isotope au prométhium (RTG) pour les engins spatiaux qui s’aventurent au-delà de Jupiter, là où l’énergie solaire devient insuffisante. Ces sources d’énergie compactes fournissent pendant des décennies une électricité fiable aux instruments des missions vers Saturne, Uranus et l’espace interstellaire.

Applications à la recherche médicale

En médecine nucléaire, le prométhium-147 sert de traceur émetteur bêta pour étudier les processus métaboliques et le fonctionnement des organes. Sa demi-vie relativement courte (2.6 years) permet d’obtenir des images détaillées tout en réduisant l’exposition prolongée des patients aux rayonnements.

Instrumentation de précision

Les instruments scientifiques haut de gamme utilisent le prométhium comme jauge d’épaisseur pour mesurer des matériaux extrêmement fins dans la fabrication des semi-conducteurs. L’émission bêta constante fournit des mesures précises, essentielles au contrôle qualité de la production de microélectronique.

Systèmes d’éclairage spécialisés

Les panneaux de sortie de secours et les tableaux de bord des avions exploitent les propriétés phosphorescentes du prométhium : le rayonnement bêta excite les revêtements phosphorescents et produit un éclairage autonome qui dure des années sans source d’énergie externe.

⚠️ Manipulation spéciale requise : toutes les applications du prométhium nécessitent des protocoles stricts de sécurité radiologique et des systèmes de confinement spécialisés en raison de sa nature radioactive.

🔬 Utilisations scientifiques spécialisées

Piles nucléaires

Le Prométhium-147 alimente des cellules bêtavoltaïques utilisées dans les stimulateurs cardiaques, les stations météorologiques éloignées et les équipements scientifiques installés dans des environnements extrêmes. Ces piles fournissent une énergie constante pendant 10-20 ans sans entretien, ce qui les rend indispensables pour les installations difficiles d’accès.

Technologie des peintures lumineuses

Les industries militaire et aéronautique utilisent une peinture radioluminescente à base de prométhium pour les cadrans d’instruments, les repères de boussoles et les systèmes d’éclairage de secours. Sa propriété autolumineuse élimine la dépendance à l’égard de sources lumineuses externes dans les applications critiques.

Équipements de laboratoire de recherche

Les installations de recherche scientifique utilisent des sources de prométhium pour l’étalonnage au rayonnement bêta des équipements de détection, afin de garantir des mesures exactes dans les expériences de physique nucléaire et les systèmes de surveillance environnementale.

Systèmes de contrôle qualité

Les industries manufacturières utilisent le prométhium-147 dans des systèmes de contrôle d’épaisseur pour la production de papier, de plastique et de feuilles métalliques, offrant une assurance qualité en temps réel sans contact physique avec les matériaux.

🚀 Applications émergentes

  • Micro-piles nucléaires pour les capteurs de l’Internet des objets (IoT)
  • Sources d’énergie pour les équipements d’exploration des grands fonds marins
  • Systèmes autonomes d’étalonnage des capteurs de véhicules
  • Systèmes d’éclairage de secours pour les habitats spatiaux

D’où il vient

Présence naturelle

0 mg/kg of Earth's crust · more abundant than 0% of elements

🧪 Origine synthétique unique

Aucune stabilité naturelle

Le prométhium a la particularité d’être le seul lanthanide dépourvu d’isotopes stables. Contrairement aux autres éléments des terres rares présents dans les gisements minéraux, le prométhium existe naturellement uniquement à l’état de traces comme produit de fission dans les minerais d’uranium, à des concentrations si faibles qu’elles sont pratiquement indétectables.

Production dans les réacteurs nucléaires

La quasi-totalité du prométhium utilisé aujourd’hui provient de l’exploitation de réacteurs nucléaires. L’isotope le plus utile, le Prométhium-147, est produit par bombardement neutronique du néodyme-146 dans des réacteurs de recherche spécialisés, avec un rendement mondial d’environ 1-2 grammes par an.

Nucléosynthèse stellaire

Dans le cosmos, le prométhium se forme au cours de processus nucléaires stellaires, mais se désintègre trop rapidement pour s’accumuler en quantités détectables. Les astronomes ont identifié des raies spectrales du prométhium dans certaines étoiles variables, ce qui fournit des informations sur les conditions régnant à l’intérieur des étoiles et sur les mécanismes de nucléosynthèse.

Chaîne de désintégration de l’uranium

La fission naturelle de l’uranium-235 produit parfois des isotopes du prométhium, mais ceux-ci se désintègrent en quelques années ou quelques décennies. Même dans les gisements les plus riches en uranium, les concentrations de prométhium restent inférieures à 10⁻¹⁸ grammes par kilogramme de minerai.

Synthèse en laboratoire

Les installations de recherche produisent du prométhium par :

  • Activation neutronique de cibles de néodyme
  • Bombardement ionique d’échantillons de samarium
  • Séparation des produits de fission d’un réacteur nucléaire
  • Synthèse par accélérateur de particules pour obtenir des quantités destinées à la recherche
💎 Rareté ultime : le prométhium est considéré comme l’un des éléments les plus rares sur Terre, avec un stock mondial total estimé à moins de 1 kilogramme à tout moment.

Manipulation

Sécurité

Prométhium est radioactif. It has no stable isotope — every nucleus decays. La manipulation nécessite un blindage et des autorisations appropriés.

☢️ La sécurité radiologique est essentielle

Risques liés aux rayonnements

Risque principal : le Prométhium-147 émet un rayonnement bêta (électrons) d’une énergie maximale de 225 keV. Bien que l’exposition externe présente un risque relativement faible en raison de la pénétration limitée des particules bêta, la contamination interne constitue une menace grave pour la santé.

Équipements de protection individuelle

  • Blouse de laboratoire et gants en nitrile (à double épaisseur)
  • Lunettes de sécurité avec protections latérales
  • Protection respiratoire lors de la manipulation de poudres
  • Port obligatoire de dosimètres individuels

Procédures de manipulation

Le travail doit être effectué dans des sorbonnes radiologiques en pression négative. Utiliser des outils de manipulation à distance lorsque cela est possible. Ne jamais manger, boire ou appliquer de produits cosmétiques dans les zones de travail avec le prométhium. Maintenir un contrôle strict de l’inventaire de toutes les sources.

Prévention de la contamination

Les surfaces de travail doivent être recouvertes de papier absorbant avec support plastique. Contrôler les mains, les vêtements et les zones de travail avec un équipement de détection des rayonnements avant de quitter le laboratoire. Décontaminer les surfaces avec des solutions de nettoyage appropriées.

Procédures d’urgence

Incidents de contamination : prévenir immédiatement le responsable de la sécurité radiologique. Retirer les vêtements contaminés et prendre une douche complète. Demander une évaluation médicale en cas d’exposition interne potentielle. Le nettoyage des déversements nécessite des procédures et des équipements spécialisés.

Exigences de stockage

Stocker dans des conteneurs blindés, au sein de zones radiologiques verrouillées et signalées. Tenir des relevés de température et des calendriers d’inspection visuelle. Les sources doivent être inventoriées chaque mois et soumises à un test d’étanchéité chaque année.

🚨 Urgence : contacter immédiatement le responsable institutionnel de la sécurité radiologique pour tout incident lié au prométhium ou toute contamination suspectée.

Réponses rapides

Prométhium : questions fréquentes

What is Prométhium?

Prométhium (symbol Pm) is element 61 on the periodic table, a lanthanide in period 6. The only lanthanide with no stable isotope — it decayed away and had to be made in a reactor. At room temperature it is a solid, and it is radioactive.

What is the electron configuration of Prométhium?

Prométhium's ground-state electron configuration is [Xe] 4f⁵ 6s², giving 6 occupied shells holding 2, 8, 18, 23, 8, 2 electrons respectively.

What are the melting and boiling points of Prométhium?

Prométhium melts at 1315 K (1041.9 °C) and boils at 3273 K (2999.9 °C).

What is the atomic mass of Prométhium?

Prométhium has no stable isotope, so it has no standard atomic weight. The figure quoted, 145, is the mass number of its longest-lived known isotope.

How dense is Prométhium?

Prométhium has a density of 7.26 g/cm³. Water is 1.0 g/cm³, so a block of prométhium is about 7.3× heavier.

What is the electronegativity of Prométhium?

Prométhium has a Pauling electronegativity of 1.13. The scale runs from 0.70 (francium, the least greedy for electrons) to 3.98 (fluorine, the most). A value this low means it readily gives its outer electrons away, forming positive ions.

Who discovered Prométhium, and when?

Prométhium was discovered in 1945 by Marinsky, Glendenin & Coryell. It is named after prometheus, who stole fire from the gods.

How common is Prométhium on Earth?

Prométhium does not occur naturally on Earth in any meaningful quantity — it is made in a reactor or an accelerator.

Is Prométhium radioactive?

Yes. Prométhium has no stable isotope — every one of its nuclei decays. It does not occur in usable quantities in nature and must be synthesised.