11 Na Sodium 22,99
Métal alcalin bloc-s Période 3 Groupe 1

Sodium

Na · Élément 11 · Métal alcalin

Tendre, argenté et violemment réactif : le sodium réagit avec l’eau assez rapidement pour enflammer l’hydrogène qu’il libère.

État à 20°C Solide
Masse atomique 22,99 u
Configuration électronique[Ne] 3s¹

Structure

L’atome de sodium

Il ne s’agit pas d’un diagramme de points sur des anneaux — mais d’un échantillon de Monte-Carlo de la véritable densité de probabilité |ψ|² pour chaque sous-couche occupée. Faites glisser pour faire pivoter. Le bleu et le violet indiquent les signes opposés de la fonction d’onde, ce qui rend la liaison possible.

Nuage orbital

Valeurs mesurées

Fiche de propriétés

Chaque barre indique où se situe sodium parmi les 118 éléments pour cette propriété.

Physique

Masse volumique 0,968 g/cm³ 11%
Point de fusion 370,9 K 20%
Point d’ébullition 1156 K 28%
Chaleur massique 1,228 J/g·K
Conductivité thermique 142 W/m·K 89%

Atomique

Rayon atomique 186 pm 73%
Rayon covalent 166 pm
Rayon de Van der Waals 227 pm

Électronique

Électronégativité 0,93 6%
Énergie d’ionisation 495,9 kJ/mol 4%
Affinité électronique 53,1 kJ/mol 44%

Occurrence

Abondance dans la croûte terrestre 23600 mg/kg 96%

Identité

SymboleNa
Numéro atomique11
Masse atomique22,99 u
CatégorieMétal alcalin
Blocs
Structure cristallinecubique centrée
États d’oxydation-1, +1
Découvert1807
Découvert parHumphry Davy

Sources : masses atomiques standard de l’IUPAC 2021 · CRC Handbook of Chemistry and Physics · NIST. Les valeurs marquées ~ sont prédites plutôt que mesurées.

Taille, à l’échelle

Quelle est la taille de l’atome de sodium ?

Rayon de 186 pm — soit 0,186 nm ; il en faudrait donc environ 2,69 millions côte à côte pour couvrir un millimètre.

Plage thermique

Solide, liquide, gaz — et quand

Sodium est liquide dans une plage de 785 K, de 371 K à 1156 K.

Où il se trouve

Position dans le tableau

Sodium se trouve dans la période 3, groupe 1. Tous les éléments du groupe 1 possèdent le même nombre d’électrons externes, ce qui explique qu’ils se comportent de manière si similaire.

Autres Métaux alcalins

Tous les métaux alcalins

L’histoire

Ce qu’est sodium et comment nous l’avons découvert

Le sodium est le métal explosif qui vous maintient en vie. Le sodium pur est si réactif qu’il s’enflamme au contact de l’eau, tandis que votre organisme en a besoin pour transmettre chaque signal nerveux et maintenir un bon équilibre hydrique. Ce métal mou et argenté peut être coupé avec un couteau à beurre, mais ne vous laissez pas tromper par sa douceur: plongez-le dans l’eau et vous assisterez à une effervescence violente, à des flammes et à de possibles explosions. Le sel de table (chlorure de sodium) a façonné l’histoire humaine: les soldats romains étaient parfois payés en sel (à l’origine du mot « salaire »), et des routes commerciales entières ont été établies pour cet « or blanc ». Vos neurones utilisent les ions sodium comme de l’électricité, les faisant entrer et sortir pour envoyer des signaux de votre cerveau à vos muscles. Trop peu de sodium et vous aurez des crampes et de la confusion; trop et votre tension artérielle s’envole.

La découverte de sodium

La découverte et la compréhension du Sodium

Les travaux révolutionnaires de Humphry Davy

L’isolement du Sodium métallique en 1807 représente l’un des moments les plus spectaculaires de l’histoire de la chimie, réalisé par le brillant et flamboyant Sir Humphry Davy à la Royal Institution de Londres. Né dans une famille pauvre de Cornouailles en 1778, Davy était devenu le chimiste le plus célèbre d’Europe grâce à ses travaux pionniers sur l’électricité et la décomposition chimique.

Davy avait été inspiré par l’invention récente de la pile électrique par Alessandro Volta et par les travaux de Luigi Galvani sur la bioélectricité. Il émit l’hypothèse que, si l’électricité pouvait décomposer l’eau en hydrogène et en oxygène, elle pourrait aussi séparer d’autres « substances composées » qui résistaient aux méthodes chimiques traditionnelles. Cette intuition allait transformer la chimie, qui passerait d’un art à une science systématique.

La percée de l’électrolyse

Le 6 octobre 1807, Davy entreprit son expérience la plus ambitieuse : l’électrolyse de la soude caustique (hydroxyde de Sodium) à l’aide d’une puissante pile composée de 250 plaques métalliques. Les tentatives précédentes d’autres chimistes avaient échoué, car l’eau contenue dans les échantillons se décomposait avant le composé de Sodium. Le génie de Davy résidait dans l’utilisation de soude caustique à peine humide, juste assez mouillée pour conduire l’électricité.

Lorsque Davy appliqua le courant électrique, de petites globules métalliques commencèrent à se former à l’électrode négative. Ces sphères mystérieuses prirent immédiatement feu au contact de l’air et réagirent violemment avec l’eau, produisant du gaz hydrogène et de la chaleur. Davy écrivit plus tard: « Je ne pouvais contenir ma joie — j’ai réellement dansé dans le laboratoire. » Son assistant se rappela ensuite que Davy était si enthousiaste qu’il pouvait à peine parler de manière cohérente pendant des heures.

Confirmation de la découverte

Davy passa des semaines à confirmer que ces globules métalliques réactifs constituaient un élément pur plutôt qu’un composé. Il démontra que le métal pouvait être conservé sous de l’huile minérale, ce qui empêchait son oxydation. Lorsqu’il était coupé au couteau, le Sodium frais révélait une surface argentée brillante qui se ternissait en quelques secondes dans l’air — preuve manifeste d’un métal très réactif.

La dénomination s’avéra difficile. Davy l’appela d’abord « sodagen », d’après le mot arabe « suda » (qui signifie mal de tête, en référence à l’usage médicinal de la soude). Il raccourcit ensuite ce nom en « sodium », bien que de nombreux Européens préfèrent « natrium », dérivé du latin « natron », ce qui explique le symbole chimique « Na » du Sodium.

Impact scientifique et social

La découverte du Sodium propulsa Davy sur la scène internationale. Napoléon Bonaparte, bien qu’en guerre contre la Grande-Bretagne, lui décerna une médaille pour avoir fait progresser les connaissances humaines. La découverte prouva que des substances longtemps considérées comme élémentaires (comme la soude et la potasse) étaient en réalité des composés, révolutionnant la classification chimique.

Quelques jours après avoir découvert le Sodium, Davy isola le Potassium en utilisant la même technique. Au cours des mois suivants, il découvrit le Calcium, le Magnésium, le Strontium et le Baryum — six nouveaux éléments en deux ans grâce à l’électrolyse. Ce succès sans précédent établit l’électrochimie comme un puissant outil d’analyse et valut à Davy d’être anobli à l’âge de 34 ans.

Développement industriel

La production commerciale de Sodium resta irréalisable jusqu’en 1886, lorsque Hamilton Castner développa le procédé Castner pour l’électrolyse à grande échelle de l’hydroxyde de Sodium fondu. Cette avancée permit l’utilisation du Sodium dans la fabrication de produits chimiques, notamment pour produire des composés comme le cyanure de Sodium destiné à l’extraction de l’Or et le peroxyde de Sodium utilisé pour le blanchiment.

La mise au point du procédé Downs en 1924 révolutionna davantage la production de Sodium en électrolysant du chlorure de Sodium fondu plutôt que de l’hydroxyde, ce qui réduisit les coûts et améliora la pureté. Toujours utilisé aujourd’hui, ce procédé rendit le Sodium métallique commercialement viable pour des applications spécialisées comme les réfrigérants de réacteurs nucléaires et la synthèse chimique.

Compréhension biologique

La découverte de l’importance biologique du Sodium se fit progressivement grâce aux recherches physiologiques du XIXe siècle. Les travaux de Claude Bernard sur le maintien de conditions internes stables permirent de comprendre le rôle du Sodium dans la pression artérielle et l’équilibre des fluides. La découverte de la pompe Sodium-Potassium dans les années 1950 par Jens Skou lui valut le prix Nobel en 1997 et révéla comment la vie exploite les gradients de Sodium pour produire de l’énergie cellulaire.

Applications

À quoi sert sodium

Applications industrielles et commerciales

Fabrication de produits chimiques

Le sodium sert d’agent réducteur essentiel dans l’industrie chimique, notamment pour la production de métaux. L’application la plus importante consiste à réduire le tétrachlorure de titane (TiCl₄) afin de produire du titane métallique pur par le procédé Kroll. À 900°C, le sodium fondu réagit violemment avec le TiCl₄, formant du titane métallique et du chlorure de sodium. Ce procédé permet de produire le titane utilisé dans l’aérospatiale, les implants médicaux et les équipements sportifs de haute performance.

Le sodium réduit également d’autres chlorures métalliques afin de produire des métaux purs, notamment le zirconium, le tantale et le niobium. Ces métaux sont essentiels aux réacteurs nucléaires, aux aimants supraconducteurs et aux composants électroniques. Le procédé Castner utilise le sodium pour produire du potassium métallique pur à partir de chlorure de potassium, ce qui permet l’utilisation du potassium dans des applications spécialisées comme le caloporteur NaK des réacteurs nucléaires.

Technologie des réacteurs nucléaires

Le sodium liquide est un caloporteur exceptionnel dans les réacteurs nucléaires à neutrons rapides surgénérateurs grâce à ses remarquables propriétés de transfert thermique et à sa faible section efficace d’absorption des neutrons. Contrairement à l’eau, le sodium ne modère pas (ne ralentit pas) les neutrons, ce qui permet des réactions nucléaires à neutrons rapides capables de produire du plutonium-239 à partir d’uranium-238.

Le circuit de refroidissement au sodium fonctionne à la pression atmosphérique même à 550°C, éliminant les dangers liés à la haute pression des réacteurs refroidis à l’eau. De grandes installations comme le réacteur Monju au Japon et le réacteur BN-800 en Russie utilisent des boucles de sodium liquide pour transférer la chaleur du cœur du réacteur aux générateurs de vapeur, atteignant des rendements thermiques supérieurs à 40%.

Technologie de l’éclairage

Les lampes au sodium haute pression (HPS) ont révolutionné l’éclairage public en offrant une efficacité lumineuse exceptionnelle — jusqu’à 140 lumens par watt, contre 60 lumens par watt pour les ampoules à incandescence. Ces lampes contiennent de la vapeur de sodium sous haute pression (100-200 torr) dans un tube à arc en alumine translucide, produisant la lumière jaune doré caractéristique qui domine les paysages urbains nocturnes.

Les lampes au sodium basse pression atteignent une efficacité encore plus élevée (183 lumens par watt), mais produisent une lumière jaune monochromatique, ce qui limite leur utilisation aux autoroutes et à l’éclairage de sécurité, où le rendu des couleurs est moins important. Les raies D du sodium à 589.0 et 589.6 nanomètres produisent cette émission jaune distinctive par des transitions électroniques dans des atomes de sodium excités.

Synthèse pharmaceutique et chimique

Le sodium métallique permet des réactions essentielles de synthèse organique grâce à des mécanismes impossibles avec d’autres agents réducteurs. La réduction de Birch utilise le sodium dans l’ammoniac liquide pour réduire les cycles aromatiques, créant des composés essentiels à la fabrication de produits pharmaceutiques. Cette réaction se déroule à -78°C, température à laquelle le sodium se dissout dans l’ammoniac pour former des électrons solvatés qui attaquent les systèmes aromatiques.

L’amidure de sodium (NaNH₂), produit par réaction du sodium avec l’ammoniac, sert de base extrêmement forte en synthèse organique. Il est essentiel pour former des liaisons carbone-carbone lors de la synthèse d’intermédiaires pharmaceutiques et créer des composés comme le colorant indigo, les barbituriques et les médicaments anticonvulsivants.

Applications automobiles

Les soupapes de moteur remplies de sodium, utilisées dans les moteurs automobiles haute performance, assurent un refroidissement supérieur grâce à l’exceptionnelle conductivité thermique du métal. La tige creuse de la soupape contient du sodium liquide qui oscille pendant le fonctionnement du moteur, transférant la chaleur de la tête de soupape vers la zone plus froide de la tige. Cette technologie, développée à l’origine pour les moteurs d’avion, permet aux moteurs de fonctionner à des températures et à des puissances plus élevées.

Les batteries sodium-soufre représentent une technologie émergente pour le stockage d’énergie des véhicules électriques. Elles fonctionnent à 300-350°C, température à laquelle le sodium et le soufre sont tous deux fondus. Ces batteries offrent une masse volumique énergétique élevée (300-400 Wh/kg) et une excellente durée de vie en cycles, bien que leur température de fonctionnement élevée limite actuellement leur adoption à grande échelle.

Applications courantes dans la vie quotidienne

Alimentation et nutrition

  • Sel de table (NaCl) : marques Morton Salt, Diamond Crystal, sel marin
  • Conservation des aliments : viandes salées, légumes marinés, aliments en conserve
  • Rehaussement de la saveur : cuisine de restaurant, aliments à grignoter, plats préparés
  • Applications en boulangerie : levée du pain, fabrication de bretzels, production de fromage
  • Boissons pour sportifs : Gatorade, Powerade pour remplacer les électrolytes

Produits ménagers

  • Produits nettoyants : lessive Tide, capsules pour lave-vaisselle Cascade
  • Soins personnels : dentifrice (fluorure de sodium), déodorants
  • Bicarbonate de soude : Arm & Hammer pour cuisiner et nettoyer
  • Déboucheurs de canalisations : Drano (hydroxyde de sodium)
  • Adoucisseurs d’eau : pastilles de sel Morton pour l’échange d’ions

Médecine et santé

  • Solutions intraveineuses : solution saline isotonique (chlorure de sodium à 0,9 %)
  • Médicaments : formulations pharmaceutiques à base de sodium
  • Anti-acides : Alka-Seltzer (bicarbonate de sodium)
  • Collyres : solutions pour lentilles de contact
  • Surveillance de la pression artérielle : suivi de l’apport alimentaire en sodium

Services municipaux

  • Éclairage public : lampes à vapeur de sodium haute pression
  • Déverglaçage : sel routier pour l’entretien hivernal des autoroutes
  • Traitement de l’eau : systèmes municipaux d’adoucissement de l’eau
  • Piscines : ajustement du pH et assainissement
  • Extincteurs : systèmes d’extinction des incendies de classe D

Produits technologiques

  • Fabrication du verre : verre sodo-calcique pour les fenêtres et les bouteilles
  • Photographie : thiosulfate de sodium pour le traitement des films
  • Production de savon : hydroxyde de sodium dans les savons en barre
  • Industrie papetière : sulfate de sodium dans la fabrication de pâte kraft
  • Industrie textile : carbonate de sodium pour la teinture des tissus

D’où il vient

Présence naturelle

23600 mg/kg de la croûte terrestre · plus abondant que 96 % des éléments

Occurrence naturelle et formation

Abondance océanique

Le sodium est le sixième élément le plus abondant de la croûte terrestre (2.8 % en masse) et le métal le plus abondant dans l’eau de mer, avec 10 800 parties par million. Les océans du monde contiennent environ 1.4 × 10¹⁶ tonnes de sodium, principalement sous forme de chlorure de sodium. Cet immense réservoir s’est formé au cours de milliards d’années d’altération des roches, durant lesquelles les minéraux contenant du sodium se sont dissous et concentrés dans des bassins fermés.

La concentration en sodium de l’eau de mer reste remarquablement stable grâce à des cycles biogéochimiques complexes faisant intervenir l’évaporation, les précipitations et l’absorption biologique. Les anciens fonds marins asséchés, comme ceux situés sous la région des Grands Lacs, contiennent d’importants dépôts de chlorure de sodium qui approvisionnent une grande partie de la production de sel en Amérique du Nord.

Gisements minéraux

Le sodium est présent dans de nombreux minéraux formant les roches, notamment dans les minéraux du groupe des feldspaths, qui constituent 60 % de la croûte terrestre. L’albite (NaAlSi₃O₈) représente le pôle terminal riche en sodium des feldspaths plagioclases, que l’on trouve dans des roches magmatiques comme le granite et dans des roches volcaniques comme la rhyolite. Ces minéraux s’altèrent lentement, libérant des ions sodium qui finissent par atteindre les océans.

Les dépôts d’évaporites se forment lorsque des étendues d’eau riches en sodium s’évaporent, laissant des minéraux de sodium cristallisés. Les Bonneville Salt Flats, dans l’Utah, se sont formées à partir de l’ancien lac Bonneville, créant une étendue de 30 000 acres composée de chlorure de sodium presque pur. Des dépôts similaires dans le désert d’Atacama au Chili et dans le Dasht-e Kavir en Iran permettent une extraction industrielle du sodium.

Nucléosynthèse stellaire

Le sodium se forme par combustion du carbone dans les étoiles massives (de plus de 4 masses solaires) au cours des phases avancées de leur évolution. À des températures centrales dépassant 600 millions de K, les noyaux de carbone-12 fusionnent pour former du néon-20, du magnésium-24, puis du sodium-23, par des processus complexes de capture de particules alpha et d’émission de protons.

Les supernovas de type Ia contribuent également de manière importante à l’abondance galactique du sodium par des processus explosifs de combustion du silicium. Au cours de ces explosions stellaires, le silicium-28 subit une capture rapide de neutrons et des chaînes de désintégrations bêta, produisant des isotopes du sodium qui enrichissent le milieu interstellaire. Ce sodium cosmique s’incorpore ensuite à de nouveaux systèmes stellaires et à des corps planétaires.

Présence biologique

Les organismes vivants ont besoin de sodium pour des processus physiologiques fondamentaux, notamment la transmission de l’influx nerveux et la régulation osmotique cellulaire. Le plasma sanguin humain maintient une concentration en sodium d’environ 140 millimolaires grâce à des mécanismes sophistiqués de régulation rénale. La pompe sodium-potassium des membranes cellulaires consomme 20-25 % de l’énergie cellulaire pour maintenir des gradients de sodium appropriés.

Les plantes halophytes comme les mangroves et les graminées des marais salants ont développé des mécanismes spécialisés pour concentrer et excréter l’excès de sodium, ce qui leur permet de survivre dans des environnements fortement salins. Certains organismes, notamment certaines bactéries et archées, utilisent des gradients de sodium au lieu de gradients de protons pour la synthèse d’ATP, ce qui constitue une stratégie biochimique alternative.

Répartition géographique

Les principales régions productrices de sodium comprennent les dômes de sel souterrains du bassin permien, au Texas et au Nouveau-Mexique, formés il y a 250 millions d’années lorsque la région était recouverte de mers peu profondes. Le Salar de Uyuni, en Bolivie, contient 9 milliards de tonnes de sel sur une superficie de 4 000 miles carrés, ce qui en fait le plus grand salar du monde.

Le lac Qinghai, en Chine, et le lac Sambhar, en Inde, fournissent du sodium par évaporation solaire des eaux lacustres salines. Ces systèmes naturels de concentration atteignent des puretés de chlorure de sodium supérieures à 99 % grâce à des processus de cristallisation contrôlée qui séparent les sels de sodium des autres minéraux dissous.

Manipulation

Sécurité

Informations de sécurité et manipulation

Dangers du sodium métallique

Risque d’incendie extrême : Le sodium métallique s’enflamme spontanément dans l’air au-dessus de 115°C et réagit violemment avec l’eau, produisant de l’hydrogène gazeux et de l’hydroxyde de sodium. La réaction génère suffisamment de chaleur pour enflammer l’hydrogène, créant des conditions explosives. Stocker le sodium sous huile minérale ou sous atmosphère inerte (argon/azote) dans des récipients hermétiques.

Brûlures caustiques : L’hydroxyde de sodium formé au contact de l’eau provoque de graves brûlures alcalines qui pénètrent profondément dans les tissus. Contrairement aux brûlures acides, les brûlures alcalines continuent d’endommager les tissus pendant des heures si elles ne sont pas correctement neutralisées.

Préoccupations liées au sodium alimentaire

Risque d’hypertension : L’American Heart Association recommande de limiter l’apport quotidien en sodium à 2,300mg (1 cuillère à café de sel), avec une limite idéale de 1,500mg pour la plupart des adultes. Un excès de sodium augmente la pression artérielle en provoquant une rétention d’eau, ce qui oblige le cœur à travailler davantage.

Maladies cardiovasculaires : Les régimes riches en sodium contribuent aux accidents vasculaires cérébraux, à l’insuffisance cardiaque et aux maladies rénales. Le régime DASH met l’accent sur la réduction du sodium ainsi que sur l’augmentation de l’apport en potassium afin d’améliorer la santé cardiovasculaire.

Sources cachées : Les aliments transformés, les repas pris au restaurant et les produits en conserve contiennent souvent 2-3 fois plus de sodium que leurs équivalents préparés à l’accueil. Lisez attentivement les étiquettes nutritionnelles.

Protocoles de sécurité industrielle

Équipements de protection individuelle : Écrans faciaux complets, gants résistants aux produits chimiques (nitrile ou néoprène), blouses de laboratoire à manches longues et chaussures fermées lors de la manipulation de composés du sodium ou de sodium métallique.

Exigences de ventilation : Ventilation locale par aspiration pour les procédés générant des fumées d’oxyde de sodium ou de l’hydrogène gazeux. Maintenir des débits d’air de 100+ pieds par minute dans les hottes.

Extinction des incendies : Extincteurs de classe D (chlorure de sodium, graphite ou poudre de cuivre) pour les incendies impliquant du sodium métallique. NE JAMAIS utiliser d’eau, de CO₂ ou d’extincteurs chimiques standard sur des incendies impliquant du sodium métallique.

Intervention d’urgence

Contact avec la peau : Retirer immédiatement les vêtements contaminés. Rincer abondamment la zone touchée à l’eau pendant 15+ minutes. En cas de contact avec du sodium métallique, brosser les particules solides avant le rinçage. Consulter immédiatement un médecin pour toute brûlure alcaline.

Contact avec les yeux : Rincer les yeux à l’eau ou avec une solution saline normale pendant 15+ minutes, en maintenant les paupières ouvertes. Retirer les lentilles de contact si elles peuvent l’être facilement. Demander immédiatement un examen ophtalmologique en cas d’exposition à l’hydroxyde de sodium.

Inhalation : Transporter immédiatement la victime à l’air frais. Les fumées d’oxyde ou d’hydroxyde de sodium peuvent provoquer un œdème pulmonaire. Surveiller les signes de détresse respiratoire et administrer de l’oxygène supplémentaire si nécessaire.

Stockage et élimination

Exigences de stockage : Stocker le sodium métallique dans des récipients hermétiques sous huile minérale, dans des zones fraîches et sèches, à l’écart des oxydants et de l’humidité. Un confinement secondaire est recommandé pour prévenir les déversements.

Protocoles d’élimination : De petites quantités de sodium métallique peuvent être détruites par ajout soigneux à de l’éthanol ou de l’isopropanol dans une zone bien ventilée. Les grandes quantités nécessitent les services professionnels d’élimination des déchets dangereux.

Intervention en cas de déversement : Évacuer la zone et éliminer les sources d’inflammation. Recouvrir les déversements de sodium métallique de sable sec ou de chlorure de sodium. Ne pas utiliser d’eau ni d’absorbants standards pour déversements.

Réponses rapides

Sodium : questions fréquentes

Qu’est-ce que Sodium ?

Sodium (symbole Na) est l’élément 11 du tableau périodique, un Métal alcalin de la période 3, du groupe 1. Tendre, argenté et violemment réactif : le sodium réagit avec l’eau assez rapidement pour enflammer l’hydrogène qu’il libère. À température ambiante, c’est un solide.

Quelle est la configuration électronique de Sodium ?

La configuration électronique à l’état fondamental de Sodium est [Ne] 3s¹ ; elle comporte 3 couches occupées, avec la répartition 2, 8, 1.

Quels sont les points de fusion et d’ébullition de Sodium ?

Sodium fond à 370.9 K (97.7 °C) et bout à 1156 K (882.9 °C).

Quelle est la masse atomique de Sodium ?

La masse atomique standard de Sodium est de 22.99 u. Il s’agit d’une moyenne pondérée de ses isotopes présents naturellement, ce qui explique qu’elle soit rarement un nombre entier.

Quelle est la masse volumique de Sodium ?

Sodium a une masse volumique de 0.968 g/cm³. L’eau a une masse volumique de 1.0 g/cm³ ; un bloc de Sodium flotte donc.

Quelle est l’électronégativité de Sodium ?

Sodium a une électronégativité de Pauling de 0.93. L’échelle va de 0.70 (le francium, le moins attiré par les électrons) à 3.98 (le fluor, le plus attiré). Une valeur aussi faible signifie qu’il cède facilement ses électrons externes, formant des ions positifs.

Qui a découvert Sodium, et quand ?

Sodium a été découvert en 1807 par Humphry Davy. Il porte le nom de soda anglais ; symbole provenant du latin natrium.

Quelle est l’abondance de Sodium sur Terre ?

Sodium constitue environ 2.36 % de la croûte terrestre — c’est l’un des éléments les plus abondants qui soient.